
« Les Français et la précarité énergétique. Etat des lieux, arbitrages et leviers ».
Précarité énergétique : un état des lieux alarmant qui impose d’agir vite.
Des températures glaciales ont été mesurées en France en fin d’année 2025 jusqu’à début janvier.
Les Français ont ainsi vécu le Noël le plus froid depuis quinze ans selon les météorologues.
En parallèle, depuis ces dernières années, le marché du chauffage subit de plein fouet les effets négatifs de la fluctuation des prix de l’énergie.
Depuis la disparition du bouclier tarifaire, les prix des énergies ont fortement augmenté, représentant une part non négligeable des dépenses des Français et pesant chaque jour davantage en cette saison hivernale. Bien qu’une certaine stagnation de ces prix soit observée en 2025, le risque de volatilité de ses prix demeure, au regard du contexte économique, climatique et géopolitique.
Daikin France, acteur de référence sur le marché du génie climatique, a souhaité recueillir l’opinion des Français sur leurs habitudes de consommation en chauffage et en climatisation afin de mesurer l’impact sur leur comportement et leur ressenti en matière de précarité énergétique.
Cette étude, confiée à l’institut Ipsos bva, a été administrée en novembre 2025 auprès de 1 000 personnes âgées de 18 ans et +, correspondant à un échantillon représentatif de la population Française, au travers d’un questionnaire en ligne de 30 questions.
Concernant les équipements de chauffage des personnes sondées :
- 44 % ont indiqué être équipées de chaudières, fonctionnant majoritairement au gaz,
- 28 % se chauffent à l’aide de radiateurs électriques (dont 39 % de jeunes âgés entre 18 et 30 ans),
- 17 % disposent de pompes à chaleur,
- 5 % ont fait installer des poêles à granulés.
Les résultats révèlent une inquiétude palpable quant à leurs consommations énergétiques liées à leur confort thermique puisque un tiers des sondés se considèrent en situation de précarité énergétique, et beaucoup admettent devoir rogner sur d’autres dépenses, notamment alimentaires et médicales, pour payer leurs factures d’énergie.
Au travers de cette étude, Daikin souhaite mettre en évidence la réalité vécue, sensibiliser et éclairer l’opinion publique à l’heure où le dispositif MaPrimeRenov’ a été suspendue par le gouvernement français.
31 % des Français ont le sentiment de se trouver en situation de précarité énergétique
Alors qu’une récente enquête menée par l’Observatoire National de la Précarité Energétique (ONPE) révèle qu’en 2023 qu’un peu plus de 10 % des Français se trouvent en situation de précarité énergétique, l’étude Ipsos bva pour Daikin nous enseigne un constat bien plus alarmant. En effet, 31 % des personnes sondées ont le sentiment d’être en situation de précarité énergétique, c’est-à-dire de se retrouver en difficulté pour se chauffer correctement à un prix abordable. Logiquement, ce sont les personnes les plus jeunes (42 % des 18-30 ans) et ceux appartenant à la catégorie CSP- (41 %) qui ressentent davantage le poids du coût du chauffage dans leurs dépenses mensuelles.
La précarité énergétique n’est plus un concept lointain : elle s’invite dans les foyers, dans les conversations et dans les arbitrages budgétaires de nombreux Français.
Elle oblige les Français à s’adapter quotidiennement pendant l’hiver pour réduire leurs factures de chauffage :
- Abaisser le thermostat : 54% le font souvent, 77% le font a minima de façon occasionnelle
- Privilégier de chauffer certaines pièces : 54% le font souvent, 73% le font a minima de façon occasionnelle
- Multiplier les couches de vêtements : 56% le font souvent, 85 % le font a minima de façon occasionnelle

L’obligation pour de nombreux Français de consentir à des sacrifices pour pouvoir payer leurs consommations de chauffage.
Ils sont 65 % à admettre devoir réduire au moins un poste de dépense pour payer leurs factures énergétiques.
S’il s’agit majoritairement de frais liés à des loisirs (44 %) et à des vacances (37 %), certains postes plus sensibles tels que la baisse volontaire des frais d’alimentation (26 %) et de santé (14 %) ont également été cités.

Pour 85 % du panel, bien se chauffer constitue un luxe
Les Français estiment que la capacité à se chauffer confortablement n’est pas offerte à tous. L’augmentation des prix de l’énergie est devenue telle qu’elle présente un impact notable sur le niveau de vie des Français. 49 % du panel confirme une augmentation de leur facture de chauffage au cours de l’hiver 2024 comparativement à l’hiver 2023 et ils sont 41 % à signaler une facture égale ou supérieure à 150 € / mois.
59 % des personnes interrogées ressentent même de l’inquiétude à la réception de leurs factures énergétiques et 15 % admettent avoir des difficultés pour régler leurs factures énergétiques.
Ce constat est surtout partagé par des femmes, les jeunes adultes, les personnes locataires d’une habitation et les catégories CSP–.

Le froid a des conséquences négatives sur la santé, la vie sociale et le moral des Français.
74 % des sondés reconnaissent que le froid impacte la qualité de leur sommeil, avec des difficultés d’endormissement notamment, générant de la fatigue voire de l’épuisement dans la journée (74 %).
Le froid entraîne aussi d’autres désagréments sur leur bien-être et leur vie sociale/professionnelle, notamment :
- 72 % peuvent se sentir plus facilement irritables,
- 70 % sont plus sensibles aux maladies (rhumes/bronchites),
- 65 % éprouvent des douleurs musculaires plus fréquentes (genoux, dos),
- 42 % indiquent que le froid présente au moins un aspect négatif sur leur vie
- + 38 % sur leur vie sociale avec les items suivants : j’ai moins d’invités chez moi – j’ai moins vu mes proches – mes invités m’ont indiqué avoir froid chez moi.
- + Parmi ceux qui disposent de télétravail (base de 29 % de personnes interrogées), 15 % ont accru leur présence au travail pour profiter de températures plus confortables pendant l’hiver et 11 % ont diminué leur temps de travail à domicile pour faire des économies sur leurs dépenses énergétiques.

Les travaux énergétiques s’inscrivent dans les priorités des Français
A la question concernant la réalisation de travaux énergétiques, 61 % des personnes sondées ont déclaré avoir lancé au moins une catégorie de travaux destinés à améliorer la performance de leur habitation (majoritairement les 60-75 ans à 71 %). Dans ce cadre, le remplacement du système de chauffage et/ou d’eau chaude sanitaire arrive en seconde place des réponses les plus données (30 %), derrière le changement des fenêtres (34 %).
Ils sont 35 % à envisager des travaux énergétiques à l’horizon trois ans, concernant au moins un type de travaux : changement du système de chauffage et/ou eau chaude sanitaire (11 %), isolation des murs (10 %), remplacement des fenêtres (9 %).

La réduction des factures mensuelles de chauffage : principal moteur des Français dans le remplacement d’un système de chauffage
Sans surprise, les Français citent en premier lieu le bénéfice des économies budgétaires dans la liste de leurs exigences (53 %) concernant un projet de remplacement de leur installation de chauffage. Il faut donc que leur nouvel équipement leur permette de réaliser des réductions sur leurs factures énergétiques.
Le confort apparaît en seconde position des attentes des Français (27 %), devant les critères écologiques (10 %) et de provenance de la technologie en France ou en Europe (10 %).

Au sujet des pompes à chaleur, sur les 171 possesseurs de cette technologie, ils sont 88 % à trouver que cet équipement a contribué à l’amélioration de leur confort thermique, 85 % à se déclarer confiants sur le fait que la pompe à chaleur contribue à la réduction de l’impact environnemental de leur habitation et 82 % qu’elle abaisse durablement leurs factures énergétiques.
Il est plutôt rassurant de constater que ces atouts sont aussi perçus par une majorité de l’échantillon, non concernée par l’équipement d’une pompe à chaleur :
- 75 % pensent que la pompe à chaleur améliore le confort thermique d’un logement
- 66 % que la pompe à chaleur réduit l’impact environnemental du bâti
- 66 % que la pompe à chaleur réduit durablement la facture d’énergie d’un logement.

C’est d’ailleurs la réduction des factures énergétiques qui constitue le principal levier d’acquisition d’une pompe à chaleur (49 % de l’échantillon et 54 % des possesseurs de pompes à chaleur) devant l’avantage de se doter d’un équipement plus moderne et performant pour 35 % de l’échantillon et celui de profiter du confort d’une chaleur douce et homogène pour 44 % des possesseurs de pompes à chaleur.
57 % de l’échantillon et 50 % des possesseurs évoquent « le coût d’une pompe à chaleur et de sa pose » comme premier frein dans le projet d’acquisition de cette technologie.

L’accompagnement financier gouvernemental : principal catalyseur pour impulser des travaux énergétiques
L’enquête menée pour le compte de Daikin démontre que les Français ont une plutôt bonne connaissance des différents dispositifs d’aides financières existants : 83 % des personnes sondées connaissent au moins une des aides présentées, notamment MaPrimeRenov’ (61 %).

19 % d’entre eux reconnaissent en avoir déjà bénéficié dans le cadre de travaux d’amélioration énergétique de leur logement.
Les aides financières restent, logiquement, en tête des leviers des Français dans le lancement de travaux énergétiques, pour 84 % d’entre ceux intéressés par au moins un levier. Le prêt à taux zéro arrive en seconde position des réponses les plus données (55 %). (base = 69 % : sont sensibles à au moins un levier incitatif ).
Il faut également noter l’importance des garanties proposées pour convaincre les Français d’engager des travaux énergétiques : 50 % attendent des garanties quant aux économies réalisées et 42 % souhaitent bénéficier de garanties longue durée sur les équipements installés et sur la pose.

En parallèle, le coût initial trop élevé des travaux contraint 72 % des personnes interrogées à abandonner le projet de travaux énergétiques sur les 82 % ayant identifié qu’au moins un critère peut freiner ce type de travaux. La complexité administrative (42 %) et le doute sur les économies réalisées (41 %) suivent ensuite.


« Daikin s’est fixé pour mission de proposer à ses clients particuliers des solutions de chauffage performantes et durables, garantes d’économies énergétiques significatives, de confort thermique optimisé et de réduction de l’empreinte carbone du bâti.
Daikin a fait de la proximité de ses activités une de ses priorités, en construisant un vaste centre R & D en Belgique, chargé de la conception des futures technologies de pompes à chaleur pour toute l’Europe. Ses pompes à chaleur résidentielles, tertiaires et industrielles sont fabriquées dans différentes usines implantées sur le sol européen : Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Pologne et République Tchèque.
Pour s’engager sereinement dans un projet de rénovation énergétique, Daikin conseille aux particuliers de procéder à une étude énergétique de leur logement pour identifier les actions prioritaires à mener, et de demander au moins trois devis à des installateurs bénéficiant de la labellisation RGE. », explique François DEROCHE, Directeur Marketing, RSE et Affaires Publiques de Daikin France
A PROPOS DE DAIKIN FRANCE
Spécialisé dans la fabrication de solutions hautes performances de chauffage, de rafraîchissement, de ventilation et de réfrigération fonctionnant aux énergies renouvelables, le groupe Daikin intervient sur les marchés du résidentiel, du tertiaire et de l’industrie.
La filiale française, Daikin Airconditioning France, fondée en 1993 et basée à Nanterre (92), est leader depuis 2000 sur le marché des solutions de génie climatique en France. Elle couvre l’ensemble du territoire grâce à un réseau structuré :
- 13 agences commerciales et 4 antennes,
- 7 centres de formation
- 8 plateformes techniques,
- 1 service après vente pour les professionnels,
- 3 plateformes logistiques Bordeaux, Lille & Lyon.
- 1 service clients dédié aux particuliers.
Daikin France commercialise majoritairement des produits fabriqués au sein de ses usines européennes. L’intégralité des gammes de pompes à chaleur air/eau Daikin sont fabriquées en Europe.
