Pour la 1ère édition de ce baromètre, Mitsubishi Electric dévoile des chiffres inédits sur la consommation énergétique de bureaux, d’hôtels et d’établissements bancaires, représentant 34 800 m² et 1 600 dispositifs de chauffage/climatisation (systèmes de pompes à chaleur), répartis sur tout le territoire français. Ces données précises ont pu être collectées, entre juin 2024 et juin 2025, grâce au système connecté de gestion énergétique qui équipe ces bâtiments.
L’enjeu du changement climatique
Le ratio moyen chauffage/ventilation/climatisation (CVC) par surface, sur cet échantillon de bâtiments, s’élève à 27,7 kWh par m² sur l’année étudiée. Par comparaison, les chiffres de l’Observatoire de la Performance Energétique de la Rénovation et des Actions du Tertiaire (OPERAT), édité par l’ADEME, indiquent un objectif cible CVC de 56 kWh/m² pour horizon 2030, soit une consommation deux fois plus élevée.
Comment expliquer un tel écart ? L’échantillon étudié dans le baromètre Mitsubishi Electric est atypique par rapport à la moyenne : il est constitué de bâtiments plus performants (car plus récents ou rénovés), qui utilisent également des outils connectés pour mieux gérer leur consommation et accroitre leur efficience énergétique. Dans un contexte de changement climatique, ces résultats démontrent l’importance de la qualité du bâti et du recours à ce type d’outils.
En outre, une étude publiée le 7 octobre 2025 par l’ADEME a mis en évidence l’efficacité des systèmes de pompe à chaleur qui permettent de réduire drastiquement les consommations d’énergie. Une pompe à chaleur air-eau permet de diviser par deux la facture liée au chauffage par rapport au gaz, et le remplacement de radiateurs électriques par des pompes à chaleur air-air divise également par deux la consommation d’électricité.
Périmètre de l’étude Mitsubishi Electric sur la consommation énergétique
Données sur une année complète : Juin 2024 – Juin 2025
L’étude porte sur plus de 1 600 unités intérieures, représentant un total de 34 800 m², soit une moyenne de 41 systèmes de chauffage/ventilation/climatisation (CVC) par site.

Consommation totale CVC du parc étudié sur l’année de référence : 1 341 MWh

Ratio consommation au m² Chauffage et Climatisation : 27,7 (kWh/m²)

Des différences sectorielles marquées
A noter que dans les hôtels, la consommation sur le poste CVC est environ trois fois supérieure à celle des bureaux (moyenne de 90 kWh/m² contre 29,4 kWh/m²). En cause : l’usage de ces espaces, occupés de jour comme de nuit contrairement aux banques et aux bureaux, et des hôtes dont les attentes sont très élevées en termes de confort thermique.
Les infrastructures hôtelières étudiées, installées en majorité dans le Sud-Est de la France, sont également beaucoup plus dépendantes de la climatisation (62% de leur consommation d’énergie) par rapport au chauffage (38%), alors que la tendance est inverse dans les bureaux (77% pour le chauffage et 23% pour la climatisation) et les banques (82% / 18%). La localisation de ces hôtels ainsi qu’un taux d’occupation traditionnellement plus élevé en été peuvent expliquer cette différence.

Autre enseignement du baromètre Mitsubishi Electric : le taux d’équipement en outils connectés d’aide à l’optimisation de l’énergie est quasiment trois fois plus élevé dans les bureaux (70 %) que sur la moyenne du parc tertiaire1 (25 % des sites équipés au total). Un indicateur qui peut expliquer aussi l’écart de consommation constaté entre les bureaux et les hôtels, ces outils étant un moyen efficace de maitriser ses dépenses énergétiques et d’atteindre les objectifs fixés par le décret tertiaire – qui invite les bâtiments supérieurs à 1000 m² à baisser leur consommation d’énergie de 60 % d’ici 2050.
Des solutions efficaces pour mieux gérer sa consommation d’énergie

L’étude souligne l’importance des solutions connectées de gestion énergétique. et notamment la mise en place d’une programmation horaire, c’est-à-dire le paramétrage de consignes différentes selon les plages d’occupation (jour/nuit, semaine/week-end), qui permet de réduire de 37 % les consommations.
Enfin, parmi les solutions connectées de gestion énergétique, le DRV Hybride à récupération d’énergie intégrant une double consigne est le plus performant. Cette dernière déclenche et arrête automatiquement le chauffage et la climatisation lorsqu’une certaine température est atteinte. Selon le baromètre Mitsubishi Electric, cette technologie présente un gain énergétique de 24 % par rapport aux autres technologies qui disposent d’une consigne unique (déclenchant soit le chauffage, soit la climatisation).


« Cette étude approfondie sur un large panel d’immeubles tertiaires est inédite à cette échelle. Elle va nous permettre de suivre les répercussions du changement climatique, en termes de consommation énergétique. Nous sommes fiers de lancer le Baromètre Mitsubishi Electric pour répondre à cette attente, mais aussi pour trouver des solutions durables et intelligentes à ce défi majeur. »
Antoine Sanchez, Directeur France de la Prescription Nationale chez Mitsubishi Electric Europe.
1 Avec une surface de plus de 1000 m².
A propos de Mitsubishi Electric
Groupe mondialement connu pour la haute technologie et la qualité de ses produits, Mitsubishi Electric est présent en France depuis 1975. Il innove afin de contribuer à améliorer la qualité de vie de chacun, dans l’esprit de sa devise « Changes for the Better ». Il accorde une grande importance aux défis énergétiques et souhaite proposer aux particuliers et aux entreprises des solutions pour réduire la consommation énergétique de leurs bâtiments, tout en contribuant à réduire leurs coûts de fonctionnement. En effet, précurseur en matière de confort thermique et d’optimisation énergétique, Mitsubishi Electric commercialise une gamme complète de systèmes de chauffage et climatisation destinés aux secteurs résidentiel et tertiaire.
L’entreprise a enregistré un chiffre d’affaires de 32,25 milliards d’euros (1) au cours de l’exercice qui a pris fin au 31 mars 2024.
